6e édition de la conférence internationale MICRO 2026 CADIX

En octobre 2026, se réunissaient à Cadix 850 chercheuses et chercheurs travaillant sur la pollution micro et nano plastique des océans. Profitant de ce rassemblement planétaire, à l’invitation de la coordination de MICRO 2026, le Grain a créé une forme spectaculaire jouée pour la première au palais des congrès de Cadix. S’inspirant des différents travaux, il s’agissait de mettre en forme une synthèse scientifique et poétique sur l’état actuel des recherches autour de cette problématique à échelle mondiale. 

Du 12 au 16 octobre 2026
Cadix, Espagne
Palacio de Congresos de Cádiz

Le plastique est partout. Dans les objets, nos paysages, les océans, les imaginaires, jusque dans nos corps. Nous l’avons produit, transformé, désiré, diffusé. Il a profondément transformé nos vies, nos manières de produire, de consommer et d’habiter le monde. Nous l’avons fabriqué pour sa légèreté, sa résistance, sa malléabilité, sa capacité à prendre toutes les formes. Une matière pensée pour durer, qui, même invisible, ne disparaît pas. Il circule, se fragmente, se transforme, se disperse. Il passe d’un milieu à l’autre, d’une espèce à l’autre, d’une génération à l’autre. Une matière inventée par l’humain, qui nous revient sous des formes micro et nano que nous ne maîtrisons plus.

Performance musicale, visuelle et théâtrale / Arts sciences
Le Grain a présenté une « performance » théâtrale, musicale et visuelle créée spécialement pour l’occasion.

Dans cette forme spectaculaire, nous tentons de donner la parole aux chercheurs qui, avec leurs spécialités, portent collectivement un regard robuste et précis sur cette pollution. Ainsi, à partir d’un questionnaire adressé à des océanographes, hydrologues, climatologues, chimistes, biologistes, toxicologues, épidémiologistes ou médecins, nous proposons une prise de parole chorale et collective portée par un groupe d’acteurs. Notre travail consiste à mettre en dialogue ce contenu avec une écriture poétique, tentative d’associer un savoir scientifique avec des intuitions et des formes sensibles. De plus, nous cherchons à mettre en jeu différentes prises de position et contradictions d’intérêts (économie, environnement, santé…). 

Cette forme spectaculaire est aussi un geste d’hommage à Juan Baztan, décédé à Lanzarote lors de MICRO 2024. Juan était l’un des chercheurs créateurs et organisateurs de MICRO. Pendant une dizaine d’années, il a contribué à faire de ces rendez-vous un espace de recherche, de partage et de mise en relation autour des microplastiques.

Équipe
Texte Lionel Jaffrès et Morgane Le Rest – Mise en scène Lionel Jaffrès – Assistante mise en scène Marie Van Acker – Création musicale Xavier Guillaumin (basse et machine) et Mirabelle Gillis (violon) – Création visuelle Nicolas Filloque – Regard chorégraphique Caroline Denos – Avec Morgane Le Rest, Caroline Denos, Patrick Le Bihan, Ida Hertu, Marie Van Acker, Lionel Jaffrès – Régie son Loïc Le Cadre

Résidence au C.H.U de Rouen – Réalisation du film « Ce que mon bras a vu _ sysmographie d’une danse »

Invité par la danseuse chorégraphe Emeline Rabadeux, cie Labsoma, à suivre son intervention en immersion dans le C.H.U de Rouen (Charles Nicole et Hôpital Bois Guillaume). Telle une trace, un film de 7’20 filmé/monté durant cette résidence, trouve sa place au sein de l’exposition Cinégraphie d’Emeline Rabadeux à l’espace porte 10. https://compagnie-labsoma.org/ https://www.chu-rouen.fr/culture-a-lhopital/les-expositions-porte-10/

Photos/vidéos : Xavier Guillaumin

DISQUE AU MAQUIS enregistrements, mixage et bientôt sortie de 14 titres.

Le projet « Disque au Maquis » arrive à son terme avec pas moins de 14 titres originaux enregistrés. Paroles d’usagers du Maquis, textes intimistes, poésies et chansons. Aide à l’écriture, Maïna Madec. Avec la participation de Tanguy, Ian, Gildas, Florence, Armelle, Elvira, Ida, Marie, Sandrine, Bernard, Malika, Fatiha, Philippe, Mylène, Géraldine, Jeanne. Et à la musique, Xavier Guillaumin, Philippe Bacchetta, Steven Prigent, Loïc Le Cadre.

Partition Paysage festival « A domicile » Guissény 13 au 17 avril 2026.

Partition – Paysage

Création in situ 2026/27

Traverser un paysage, c’est composer avec ce qu’il dépose en nous.

Objet chorégraphique et musical : Dialogue des cartographies intimes et communes

À l’origine de Partition-Paysage, il y a une photographie. En la regardant, j’ai eu l’impression qu’elle était déjà une partition. Cette intuition a peu à peu ouvert une question plus vaste : qu’est-ce qui fait qu’un paysage, visible ou intérieur, peut devenir partition, et comment cette partition peut-elle être partagée ?

De ce désir de mise en commun est née la rencontre avec Xavier Guillaumin, musicien.

Ensemble, nous avons décidé de faire de cette intuition un projet : créer des partitions issues des paysages, pour les traduire chacun avec nos langages, et les mettre en

dialogue. Le cœur du projet est là : la rencontre entre arts, entre personnes, avec les paysages et les habitants qui les traversent.

Nous voyons le paysage comme un interlocuteur. Il imprime des traces en nous, propose des rythmes, des silences, des lignes de fuite. Ces empreintes deviennent matière à une partition commune, qui ne cherche pas l’unisson mais la cohabitation des voix, des corps, des sons et des images.

Partition-Paysage est aussi une étape dans mon cheminement chorégraphique : réfléchir à la notion de partition, c’est relier l’écoute du corps et de l’instant à une écriture, une composition. C’est chercher à faire émerger du paysage, de ses formes et de ses mémoires, une langue partagée qui permette de créer du commun.

Résidence « Partition paysage » au Maquis

7 participant.e.s se sont emparé du projet « partition paysage »

A partir d’une photo, depuis une fenêtre de chez vous, un lieu que vous aimez, un site
que vous avez gardé en mémoire, nous vous aidons à symboliser ces paysages.
Ces lino-gravures deviennent alors vos propres partitions de danse et de musique. Grâce à une
approche somatique de la danse, Émeline vous guide sur la manière de traduire votre paysage en
mouvement, accompagné par des musiques issues de vos partitions.
Le cœur du projet est la rencontre entre arts, entre personnes, avec les paysages et les
habitants qui les traversent. Nous voyons le paysage comme un interlocuteur. Il imprime
des traces en nous, propose des rythmes, des silences, des lignes de fuite. Ces empreintes
deviennent matière à une partition commune, qui ne cherche pas l’unisson mais la
cohabitation des voix, des corps, des sons et des images.
Au MAQUIS du 09 au 13 mars 2026.

« Partitions – Paysages », création 2026-2027, compagnie labsoma

Le projet Partition-Paysage poursuit son chemin et s’ouvre aujourd’hui à de nouvelles perspectives de développement. À la suite d’une première résidence à la médiathèque de Tourc’h en décembre dernier, nous avons pu approfondir le protocole de recherche et de création. Sept motifs graphiques ont émergé : ils permettent de symboliser les paysages collectés et d’en articuler les correspondances anatomiques, les états poétiques de corps et les univers sonores. Ce vocabulaire commun constitue une base de dialogue entre cartographies intimes et collectives. La création sera accueillie en avril 2026 par le festival À domicile à Guissény.